Plantes et botanique

Genres

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Espèces

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Myrtaceae, Juss.

Familles inclusesChamaelauciaceae, Kaniaceae, Leptospermaceae, Myrrhiniaceae, Heteropyxidaceae, Psiloxylaceae

Description

Distribution

Carte de repartition des MyrtaceaeCette famille importante est répandue dans les régions tropicales et subtropicales du monde entier, bien que quelques espèces se retrouvent dans des régions plus tempérées. Les centres de diversité des Myrtaceae se trouvent en Amérique tropicale, en Asie et en Australie, et pour cette dernière, les Myrtaceae représentent un élément majeur de la flore. A l'opposées, les Myrtaceae sont assez peu représentées en Afrique.

Appareil végétatif

Il s'agit d'arbres ou d'arbustes caducs ou plus frequemment persistants, parfois rhizomateux. Les feuilles, opposées ou subopposées, plus rarement alternes, ternées ou pseudo-verticillées, sont astipulées, plus rarement petits et caducs. Le limbe est simple, souvent coriace, aux marges généralement entières. Sa nervation est pennées. L'hétérophylie est présente, et peut être très marquée (Eucalyptus). Les tissus foliaires, mais aussi ces des rameaux et des fleurs, renferment très fréquemment des glandes contenant des huiles essentielles.

Anatomie

L'anatomie montre un liber perimedullaire, des fibres pericycliques, des macles ou des prismes d'oxalate de calcium, des poils tecteurs unicellulaires à paroi épaisse, mais généralement pas de poils sécréteurs. On trouve aussi des poches à essences schizogènes dans l'écorce primaire de la tige et dans la feuille, mais jamais dans la racine. Les cellules à tanin sont fréquentes.

Reproduction

Les fleurs sont groupées en inflorescences axillaires ou terminales, de nature paniculée, cymeuse, thyrsoide, racèmique, ou, plus rarement, elles sont solitaires (Myrtus) ou fasciculées Elles sont actinomorphes et bisexuées, plus rarement polygames par avortement, et plus ou moins épigynes, rarement perigynes. Le calice est composé de 3-5 sépales libres et parfois persistants ou accrescents, ou connés en un calyptre caduc. Les 4-5 pétales, parfois absents, sont libres et imbriqués ou soudés en un opercule (Eucalyptus). Ils sont frequemment glanduleux. Les étamines sont généralement nombreuses, disposés sur un ou plusieurs verticilles, avec des filets libres ou connés basalement en 5 faisceaux opposipétales (Melaleuca). Les anthères sont biloculaires, basifixes ou dorsifixes, et ont une dehiscence longitudinale ou rarement terminale ; les connectifs sont souvent munis d'une ou de plusieurs glandes apicales. L'ovaire est infère, semi-infère ou plus rarement supère, totalement adné au receptacle, et est composé de 2 ou plus carpelles, donnant une ou plusieurs (2-10) loges. Des pseudoseptas sont parfois observés. La placentation est axille, occasionellement pariétale, et on trouve un ou de nombreux ovales dans chaque loges. Le stle, unique, est punctiforme, capitrté ou funneliforme, plus rarement bi- ou trilobé apicalement.

Les fruits sont des capsules loculicides, des baies, ou des drupes. Les graines, pourvues d'une endosperme mince et réduite, souvent absent, ont un embryon droit ou courbé.

Classification et phylogénie

C'est une famille proche des Lythraceae et des Melastomataceae.

La famille a connu plusieurs classifications internes. Classiquement (par exemple Niedenzu in Engler & Prantl, Nat. Pflanzenfam. 3(7): 57-105. 1893), on y distinguait les Leptospermoideae aux fleurs normalement épigynes, aux feuilles opposées ou alternes, et au fruit sec, de type capsule ou nucule, et les Myrtoideae, aux fleurs epigynes, aux feuilles opposées, et au fruit succulent, de type baie ou drupe. Toutefois, des études récentes (Wilson et al., Pl. Syst. Evol. 251: 3-19. 2005) ont amenées une autre classification interne, dont l'association des genres semble bien plus naturelle.

Intérets

Plusieurs espèces offrent un certain intérêt économique en raison des essences qu'elles produisent, comme par exemple les genres Syzygium et Eugenia, des tropiques de l'Ancien Monde et des îles du Pacifique. Syzygium aromaticum, originaire des Moluques et maintenant cultivé dans d'autres régions tropicales, est le giroflier, dont l'essence est recherchée ; les jeunes boutons floraux séchés sont une importante épice, les clous de girofle. Melaleuca viridiflora, de Nouvelle-Calédonie, produit l'essence de niaouli qui, purifiée par des procédés spéciaux, constitue le goménol. De diverses espèces d'Eucalyptis sont tirées plusieurs essences aromatiques utilisées dans l'industrie.

Pimenta acris, est un petit arbre extrêmement aromatique, dont le fruit, le toute-épice, est utilisé comme condiment. De même, Pimenta dioica donne le quatre-épices.

Les fruits d'autres Myrtaceae sont succulents : la goyave est le fruit de Psidium guayava, d'Amérique tropicale, aujourd'hui acclimaté dans toutes les régions chaudes du monde. Les fruits d'Eugenia uniflora (cerisier de Cayenne) et de divers Syzygium (pomme-rose, pomme d'eau, etc.), n'ont qu'un intérêt mineur. La myrte (Myrtus communis) est localement utilisée dans les régions méditeranéennes pour fabriquer des liqueurs et des confitures. Enfin, Acca sellowiana est planté autant pour l'ornement que pour ses fruits comestibles très riches en vitamines.

Enfin, le grand genre Eucalyptus, regroupe des arbres et arbustes pour la plupart endémiques d'Australie et de Tasmanie, mais dont certaines sont acclimatées chez nous. Elles marquent tous les paysages de leur région d'origine, car à chaque milieu naturel sont adaptées au moins quelques espèces. Certains Eucalyptus sont des arbres géants : E. amygdalina, par exemple, du sud de l'Australie est le plus grand arbre connu : il peut mesurer jusqu'à 150 m de hauteur et 10 m de diamètre à la base du tronc. La diversité écologique des Eucalyptus et la rapidité de leur croissance ont conduit à rechercher parmi eux des espèces de reboisement convenant à toutes les régions où l'hiver n'est pas trop rude. Les Eucalyptus ont une transpiration intense : il sont parfois utilisés pour assainir des régions humides. Acmena smithii, certains Callistemon et Melaleuca ou Leptospermum sont aussi parfois cultivées pour l'ornement dans des régions tempérées chaudes.

Les genres de la famille

Aucun élément ne correspond aux critères sélectionnés

Acca
Accara
Acmena
Acmenosperma
Actinodium
Agonis
Allosyncarpia
Amomyrtella
Amomyrtus
Anetholea
Angasomyrtus
Angophora
Aphanomyrtus
Archirhodomyrtus
Arillastrum
Astartea
Asteromyrtus
Astus
Austromyrtus
Backhousia
Baeckia
Balaustion
Barongia
Basisperma
Beaufortia
Blepharocalyx
Callistemon
Calothamnus
Calycolpus
Calycorectes
Calyptranthes
Calyptrogenia
Calytrix
Campomanesia
Carpolepis
Chamelaucium
Chamguava
Choricarpia
Cleistocalyx
Cloezia
Conothamnus
Corynanthera
Corynemyrtus
Cupheanthus
Cyathostemon
Darwinia
Decaspermum
Eremaea
Eucalyptopsis
Eucalyptus
Eugenia
Euryomyrtus
Gossia
Guapurium
Harmogia
Heteropyxis
Hexachlamys
Homalocalyx
Homalospermum
Homoranthus
Hottea
Hypocalymma
Kania
Kardomia
Kjellbergiodendron
Kunzea
Lamarchea
Legrandia
Lenwebbia
Leptospermum
Lindsayomyrtus
Lophomyrtus
Lophostemon
Luma
Lysicarpus
Malleostemon
Marlieria
Melaleuca
Meteoromyrtus
Metrosideros
Micromyrtus
Mitranthes
Mitrantia
Monimiastrum
Mosiera
Mozartia
Myrceugenia
Myrcia
Myrcianthes
Myrciaria
Myrrhinium
Myrtastrum
Myrtella
Myrteola
Myrtus
Neofabricia
Neomitranthes
Neomyrtus
Ochrosperma
Octamyrtus
Osbornia
Paragonis
Paramyrciaria
Pericalymma
Phymatocarpus
Pileanthus
Pilidiostigma
Piliocalyx
Pimenta
Pleurocalyptus
Plinia
Pseudanamomis
Pseudeugenia
Psidium
Psiloxylon
Purpureostemon
Regelia
Rhodamnia
Rhodomyrtus
Rinzia
Ristantia
Sannantha
Scholtzia
Siphoneugenia
Sphaerantia
Stereocaryum
Syncarpia
Syzygium
Tepualia
Thryptomene
Triplarina
Tristania
Tristaniopsis
Ugni
Uromyrtus
Verticordia
Waterhousea
Welchiodendron
Whiteodendron
Xanthomyrtus
Xanthostemon