Plantes et botanique

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Hydrastidaceae, Lemesle

Description

Cette famille n'est composée que d'une espèce, Hydrastis canadensis L. (Syst. Nat., ed. 10 2: 1088. 1759 [7 Jun 1759]), originaire du Japon et de l'est de l'Amérique du nord (est des Etats-Unis, sauf la Floride et la Géorgie ; et sud-est du Canada, mais elle semble y être très rare). Pour certains auteurs, les individus du Japon appartiennent à une seconde espèce. C'est une plante des sous-bois caducifoliés, que l'on rencontre jusqu'à une altitude de 1200 m. La floraison a lieu au printemps.

Il s'agit d'une plante herbacée vivace (haut : 15-50 cm), non persistante, au rhizome épais et jaunâtre. Les feuilles, basales et caulinaires, sont simples et pétiolées, les basales rapidement caduques, les supérieures alternes, et possèdent un limbe palmatilobé et cordé-orbiculaire (long : 10-20 cm), avec 3-9 lobes variables et des marges serratulées.

Les fleurs, solitaires et terminales (diam : 8-18 mm), dépourvues de bractées, sont actinomorphes et bisexuées. Elles se composent de 3 sépales libres et caducs, blanc verdâtres, ovales à elliptiques (long : 4-7 mm) ; et sont dépourvues de pétales. Il y a entre 50 et 75 étamines très saillantes, blanches (long : 4-8 mm). L'ovaire, supère, est constitué de 5-15 carpelles, chacun possédant 2 ovules, au style court terminé par un stigmate bilobé.

Les fruits sont des baies sessiles, rouge sombre, sphériques et agrégées entre elles, et possèdent des graines ellipsoides et noires.

C'est une plante menacée, notamment à cause du ramassage des rhizomes utilisés en médecine comme tonique et pour traiter plusieurs maux en médecine traditionnelle (diarrhée, fièvres, pneumonies...). Ce rhizome contiendrait des principes actifs utilisés dans le traitement de certains cancers.

Cette famille est intermédiaire entre les Paeoniaceae, les Ranunculaceae et les Berberidaceae. Elle diffère des Paeoniaceae en ayant des feuilles palmatilobées, pas de corolle ou de disque, et des étamines polyadelphes, c'est à dire réunies en trois groupes ou plus. Elle diffère aussi des Ranunculaceae par l'indifférenciation du mésophylle, par la présence de perforations scalariformes dans les vaisseaux, par l'absence du nectaire et la possession de carpelles charnus, par le micropyle défini par deux téguments internes, et par un nombre chromosomique différent ; des Berberidaceae en ayant des fleurs apétales avec de nombreux carpelles et étamines et des Glaucidium (Glaucidiaceae) par la vernation, la structure vasculaire du pédicelle et du réceptacle, et par d'autres caractères encore.

Classiquement, de nombreuses classifications l'incluaient dans la famille des Ranunculaceae (A. Cronquist 1981; W. C. Gregory 1941; O. F. Langlet 1932; M. Tamura 1963, 1968, 1993). Plus récemment, certains auteurs ont soulignés son indépendance comme intermédiaire entre les Renonculacées et les Berberidaceae (H. Tobe and R. C. Keating 1985; A. L. Takhtajan 1987). Des études phylogénétiques ont confirmées cette position isolée (S. B. Hoot, 1991), bien que remise en cause par l'étude de C.S. Keener (1993). Quoi qu'il en soit, cette position reste discutable, et ne sera fixée qu'avec une étude moléculaire incluant ces différentes familles.

Hydrastis canadensis

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Hydrastis

Les espèces de la famille