Plantes et botanique

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Cephalotaceae, Neger

Description

La famille des Cephalotaceae a été établie pour le genre monospécifique Cephalotus follicularis Labill. (Novae Hollandiae Plantarum Specimen 2 1806 ), décrite pour la première fois par le naturaliste français J. J. H. de Labillardière en 1806, bien qu'elle ait été découverte en 1792 lors de l'expedition tentant de retrouver La Pérouse, menée par le navigateur d'Entrecasteaux. Son introduction en Europe, au jardin de Kew, date de 1823.

Le nom de Cephalotus vient du grec kephalotus, signifiant pourvu d'une tête, en référence aux anthères. Le nom de l'espèce, follicularis, signifiant petit sac, rappelle la forme des ascidies.

La plante est endémique du sud-ouest de l'Australie (région d'Albany). Cephalotus follicularis vit dans les parties sèches des marécages tourbeux, parfois submergées, au milieu d'autres herbacées.

Cette espèce se présente comme une plante vivace aux rhizomes courts. Les feuilles commencent à pousser en juillet ou en août et atteignent leur plein développement vers le mois d'octobre avec environ 13 cm de long. Les feuilles, en rosette, sont de deux types : les supérieures normales, les inférieures en forme d'urnes aux nervures frangées.

Cephalotus follicularis est une plante vivace à forte racine centrale ramifiée, d'où partent des feuilles disposées en rosette. Celles-ci sont de deux sortes : avec ou sans ascidies, selon l'état de la végétation et la saison.

Cephalotus follicularis



Seules les feuilles avec ascidies sont insectivores. Les feuilles à limbe normal, de forme oblongue allongée, se développent au printemps, et celles à ascidies apparais- sent ensuite au cours de la saison la plus favorable ce qui permet à la plante de capturer le maximum d'insectes. Les urnes les plus grandes mesurent 5 cm de hauteur sur 2 ou 3 cm de diamètre.

Les ascidies sont surmontées d'un opercule et présentent certaines analogies avec celles des Nepenthes. Le pétiole forme un angle droit avec l'axe de l'urne ; l'ouverture de l'ascidie est surmontée et entourée d'un péristome brillant et présentant des crêtes longitudinales en forme de demi-anneau ; chaque demi-anneau, en relief par rapport à la surface du péristome, se termine par une pointe acérée dirigée vers le bas à l'intérieur de l'urne. Le nombre de ces structures est de 23 ou 24 par ascidie. Les derniers anneaux et les dents sont plus grands à l'avant que vers l'opercule. La poche de l'urne présente extérieurement 3 proéminences longitudinales. Celle du centre, située sur le devant de l'ascidie, est la plus importante ; sa section transversale est en forme de T. Les deux autres ont également cette forme, mais très atténuée. Toutes trois sont garnies de longs cils sur les bords. L'opercule, plus ou moins ouvert selon un angle moyen de 25°, recouvre l'ascidie.

Cephalotus follicularis est une plante passive, sans possibilité de mouvement de la part de l'opercule. Ce- lui-ci forme une sorte de dôme bombé, rayé de bandes colorées de brun-rouge alternant avec du vert pâle; c'est dans ces zones qu'apparaissent des «fenêtres» dues à l'absence, par endroits, de chlorophylle. Les insectes y sont attirés, comme c'est également le cas chez Darlingtonia ou chez certaines Sarracenia. De nombreux cils garnissent la face supérieure de l'opercule et son pourtour. Sa paroi est tapissée de glandes à nectar. La partie supérieure interne de l'ascidie est blanche, lisse et glissante pour les insectes qui s'y aventurent, garnie de glandes digestives, le fond en est démuni. Attirés par les glandes nectarifères, les insectes s'aventurent sur un péristome très lisse, perdant l'équilibre et glissant à l'intérieur; ils n'ont aucune chance de pouvoir gravir la paroi lorsqu'ils ont touché le liquide présent au fond de l'ascidie, et, s'ils parviennent exceptionnellement à remonter jusqu'au péristome, ils rencontrent le rebord de ce dernier, qui est infranchissable : c'est la noyade, suivie de l'assimilation par les enzymes issues des glandes digestives et par les bactéries présentes dans la solution. Les insectes ailés sont leurrés par les fenêtres de l'opercule, où ils pensent trouver une issue et où ils s'épuisent en tentant vainement de s'échapper (W. J. Dakin, 1918). Les enzymes présentent au fond de l'urne sont des enzymes protéolytiques, transformant les peptides en peptones.

Cephalotus follicularis



Les hampes florales peuvent porter jusqu'à une centaine de fleurs très petites et atteindre 60 cm de hauteur environ. Les petites fleurs sont disposées en panicules, régulières et monopérianthées; ces fleurs sont formées de 6 sépales de 3 mm de long, de teinte blanc-vert, de 12 étamines perigynes dont 6 plus petites. Le connectif de l'anthère est renflé et glanduleux. L'ovaire est supère et formé de 6 carpelles libres verticillés. Chaque carpelle contient 1 loge unique avec 1, rarement 2, ovule basal érigé, et est couronné par un style recourbé.

Les fruits sont des follicules entourés par le calice persistant, et contiennent une graine unique avec un albumen charnu et un petit embryon droit.

Cephalotus follicularis est souvent classé parmi les Rosales, près de Saxifragaceae, dont elle se rapproche par la structure florale. Mais on les considère plus fréquemment comme des Sarraceniales.

Cette espèce est parfois importée pour satisfaire le besoin de collectionneurs.

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Cephalotus

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